La cochenille australienne

La cochenille australienne

La cochenille australienne est originaire d’Australie (d’où son nom), cette espèce est appelée encore la « cochenille flûtée » à cause de son aspect caractéristique. Introduite depuis le début de ce siècle, elle s’est rapidement installée dans tous les pays méditerranéens.

1. Description 

La cochenille australienne appartient à la famille des Margrodiadae.

Les adultes : Les femelles sont rouge-brique (hémolymphe visible par transparence). Elles possèdent 2 paires de stigmates abdominaux. Les antennes brun foncée ont 11 articles et les pattes sont brun foncé à noir. Le corps, ovale, est caréné avec des saillies dorsales médianes thoraciques et couvert d’une sécrétion cireuse de couleur noisette et de cire blanche. Il est orné, latéralement, de minces filaments cireux.

Les mâles, 3 mm de long et de couleur jaunâtre, possèdent des antennes, un mésothorax et des pattes de couleur brune. Contrairement aux femelles ils sont ailés (1 paire d’ailes gris fumé).

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Cochenille australienne avec ovisac

 Voir aussi le psylle des agrumes genre Diaphorina

Les larves : Les jeunes larves sont rouges, de forme ovalaire et aplatie (0,5 mm de long), avec des antennes de 6 articles et 6 longues soies postérieures.

En vieillissant les larves se couvrent d’un revêtement cireux blanc. Elles sécrètent des tubes cireux anaux, longs et fragiles, qui déportent les gouttes de miellat rejetées par l’anus.

Les œufs : Les œufs sont rougeâtres et ovalaires.

Dès le mois de février les femelles pondent (400-800 œufs par femelle). L’espèce est hermaphrodite ; les œufs fécondés donnent des femelles et les œufs non fécondés des mâles. Les mâles, peu nombreux, n’ont qu’un rôle minime (voire nul) dans la reproduction.

2 à 3 générations peuvent se succéder dans l’année. L’espèce passe l’hiver principalement au stade L3.

2. Dégâts 

La cochenille australienne est très polyphage; elle est devenue surtout un ravageur des agrumes.

La cochenille australienne s’installe principalement sur les rameaux, sur les branches et le tronc où elle forme des colonies blanches importantes, entassées, surtout à la face abritée. Elle sécrète également un abondant miellat qui favorise un développement massif de fumagine.

En l’absence de lutte, ces dégâts compromettent la production et peuvent entraîner la mort des arbres notamment pour les agrumes.

Voir aussi la mineuse des agrumes

3. Lutte 

Lutte biologique : Une lutte biologique est possible à l’aide d’une coccinelle prédatrice spécifique de cette cochenille : Rodolia cardinalis. Les femelles adultes pondent leurs œufs sous la cochenille ou attachés à l’ovisac. Les larves jeunes mangent les œufs d’Icerya purchasi tandis que les larves matures et les adultes attaquent tous les stades de la cochenille.

Rodolia (Novius) cardinalis sur cochenille australienne
Cliché A. et J.-C. Malausa
 

 Voir aussi le psylle des agrumes genre Trioza

 Lutte Chimique : La lutte chimique n’est pas recommandée étant donné son impact néfaste sur les populations d’insectes auxiliaires.

 

En savoir plus :

Fredon Corse 

Article INPV  2012 “cochenilles des agrumes”

Document technique CIBA-GEIGY : « La protection phytosanitaire des agrumes » Bâle, suisse

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